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    Tchè mwen ké toujou taw'
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    Ki ou la ou an lot koté  
    Ki manniè pou diw' mwen inmew'
    Tout pawol cé minm bagay
    Kiw' a Venise ou Jerusalem

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    CERTAINS DISENT



     


     

     

     

     

     


    Certains disent que l'amour est une rivière
    Qui submerge le fragile roseau.
    Certains disent que l'amour est une lame
    Qui fait saigner votre âme.
    Certains disent que l'amour est un désir ardent,
    Un besoin qui fait souffrir sans cesse.
    Je dis que l'amour est une fleur,
    Et toi son unique graine.

    C'est un coeur qui a peur d'être brisé
    Qui n'apprend jamais à danser.
    C'est un rêve qui a peur de prendre fin
    Qui ne saisit jamais sa chance.
    C'est celui qui a peur de se laisser aller,
    Qui ne semble pouvoir donner,
    Et une âme qui a peur de mourir
    Qui n'apprend jamais à vivre.

    Quand la nuit a été emplie de solitude
    Et que la route a été trop longue
    Et que tu penses que l'amour n'est fait que
    Pour ceux qui ont de la chance et qui sont forts,
    Souviens -toi simplement qu'en hiver
    Sous la neige glaciale
    Repose cette graine qui grâce à l'amour du soleil
    Au printemps deviendra une rose.

    FRANE

     

     

     

     

      


    JE L AI VU



     

    JE L AI VU

     

    Il n'est pas où un enfant pleure
    Où la haine a cloué le coeur
    Des hommes épris de vengeance
    Je ne l'ai pas vu dans nos guerres
    Quelquefois pas dans nos prières
    N'implorant qu'un peu de chance
    Je ne l'ai pas vu souvent
    Dans une main tendue cherchant
    A se mettre en lumière
    Dans le flou qu'on tolère

    Mais je l'ai vu là où des hommes à genoux
    Demandent pardon et avouent
    Ne pas croire en sa présence
    Et je l'ai vu loin des villes, des cathédrales
    Là où l'amour détruit le mal
    Dans le miracle d'une naissance
    Et je l'ai vu dans le silence

    Il n'est pas où des hommes sourds
    N'entendent plus rien à l'amour
    Là où les mots sont ceux qui blessent
    Je ne l'ai pas vu dans les étoiles
    Mais dans l'homme le plus banal
    Au détour d'une prouesse
    Je ne l'ai pas vu vraiment
    Dans nos yeux perdus, attendant
    Un peu de vérité
    Ni dans la peur d'aimer

    Mais je l'ai vu là où des hommes à genoux
    Demandent pardon et avouent
    Ne pas croire en sa présence
    Et je l'ai vu dans un regard, dans un geste
    Dans le courage qu'il nous reste
    Après des vies de souffrance
    Et je l'ai vu dans le silence
    Je l'ai vu dans le silence

    S'il est vrai que nos vies sont entre ses mains
    Dès que je pense à lui, je sens d'instinct
    Un peu de sa force au fond de moi
    Je n'attends rien de lui que je n'ai déjà
    Qu'importe qu'on le prie
    Et qu'on y croit ou pas
    Tant diront qu'il n'existe pas

    Mais je l'ai vu dans nos villes nos cathédrales
    Là où les gens trouvent normal
    D'effacer leur différence
    Et je l'ai vu quand l'or de son souffle chaud
    M'a montré un chemin plus beau
    Comme une intime évidence
    J'ai ressenti sa présence
    Comme une intime évidence

    ROCH VOISINE



    les ailes



     



     

     


    Un oiseau s'est posé au jardin des musiques
    En se faisant l'écho d'émotions magnifiques
    Sur ses ailes voyageaient créatures fantastiques,
    Rêves féeriques, œuvres artistiques et épiques.

    Sous ses chants envoûtants aux sons multicolores,
    Chaque note voyait de belles fleurs éclore
    Chaque fibre de son être sentait le vent
    Sur l'air des libertés et euphories d'antan.

    On le voyait parfois surnageant les nuages.
    Des étoiles pleuvaient issues de son plumage.
    Son envergure planait en un bel ombrage
    Apportant la joie en de nouveaux paysages.

    Viens et envolons-nous dans l'air mélodieux
    Sur les ailes du vent, nous dominons les Cieux
    Viens et enjolivons les larmes d'un adieu
    Afin que Ciel et Terre ne s'entendent que mieux.

    Et ainsi le bonheur refleurira pour sûr
    En nous illuminant de ses couleurs d'azur
    L'arc-en-ciel des astres allume les nuances
    Surgies de mes rêves, aspirant à l'existence.

    FRANE

     



    >

    mourir en afrique


    Comme je voudrais mourir en Afrique,
    Au milieu de cette nature si belle,
    Comme je voudrais laisser mon corps,
    Au plaisir de cette nature si rebelle,
     
    De mes dernières minutes de vie,
    Assis près de l’arbre universel,
    Entre la joie, la peine et l’envie,
    J’attendrai le baiser du repos éternel,
     
    J’entends soudain s’élever un chant,
    Qui s’étend de la brousse à la savane,
    Et qui me raconte l’amour de ces enfants,
    Tiraillés entre la parole et la sarbacane,
     
    Lorsque mon âme sera loin dans l’univers,
    Ma chaire servira de festin à la beauté,
    De ce continent qui mariant le ciel et la terre,
    Restera à jamais le symbole de la liberté,
     
    Et quand il ne restera que de la poussière,
    Là où j’ai choisi la mort et la délivrance,
    Recouvert d’un grand linceul de lumière,
    Je tisserai pour eux la rivière de l’espéranc
    e

    FRANE