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    ELECTION MISS NANCY

     

     

    LES 25 CANDIDATES AU TITRE DE MISS NANCY 2008 SE SONT PRODUITES SAMEDI 26 AVRIL 2008 A LA SALLE DES FETES DE GENTILLY.

     

    Autour des 25 prétendantes, un voyage à travers les différentes couleurs du monde latino. Chanteurs, danseuses,  et magiciens se succéderont sur les planches de Gentilly pour nous obliger à l’évasion, au voyage, à l’oubli. Les amateurs de danse, ne seront pas du reste puisqu’un vrai orchestre  sera à notre disposition pendant et après la soirée.

     

    Elles sont 25, toutes en robe légère, arborant des poses coquines et suggestives. Ne vous fiez pas aux apparences, ces miss sont beaucoup plus que des jolis minois sur des corps de rêves.
    « L'élection, ce n'est qu'une action parmi de nombreuses autres qu'on organise tout au long de l'année
    », insiste Christie Barbu, qui tient à corriger l'image superficielle que l'on accorde trop facilement à son comité.
    « On est le seul comité qui n'ait pas l'élection comme unique manifestation », poursuit l'organisateur roumain au débit rapide, « on encourage l'émancipation culturelle de nos filles, on souhaite qu'elle participe activement à la vie de la ville, en qualité de véritables ambassadrices ».
    Soutenir des projets caritatifs, accompagner le maire lors de ses déplacements (défilés de Saint-Nicolas, Nuits de Stan, 14 juillet) figurent au compte des activités réservées à la belle ambassadrice. L'an dernier, le comité Miss Nancy a donné plus de 7.000 € à des associations caritatives
    .

    ANAIS LHOSTEANNABELLE PIRANCECILIA PETHYCHARLENE RZADKOWDKICLAIRE THOMASZEWSKIDELPHINE MEJAEMELYNE CRUNCHANTIDA OTHMANIJENIFFER CHIPPAUXJULIE KAROTSCHJUSTINE CHARBONNETLAURA PETITLAURE BIRDENLESLIE NORCLERCLOUCHEZ SARAHLUCIE MARCHALLUDIVNE BIRKERLYSIANE MOUSQUETMARINE HUMBERTMARINE MULLERMARINE SOKSABRINA LALANDRESARAH BOUCHARDSOPHIE ABA PERCASOPHIE ZIMMERMANN

    Deux tiers de la note aux mains du public


    « L'objectif, c'est qu'elles sortent individuellement grandies de cette aventure. On leur offre des possibilités multiples et diverses, comme des stages gratuits et d'autres opportunités intéressantes ». Un suivi est assuré : « les filles restent six mois, on ne les choisit pas la veille. »
    Le jury est composé d'élus et de partenaires, le président du comité affirme ne pas encore connaître l'identité d'un tiers des membres du jury afin « d'assurer la transparence, et d'éviter toute spéculation, tout fantasme qui pourraient porter atteinte à l'image de cette élection ».
    Les notes du public comptent d'ailleurs pour deux tiers ! Le jury aura à sa disposition des informations concernant le comportement des filles lors des derniers six mois, leur attitude pendant les répétitions, etc.

    « Une fille qui vient juste pour gagner, et puis rentrer chez elle, cela ne m'intéresse pas
    », s'enflamme Christie Barbu.
    Les prétendantes sont prévenues...


      

    L'heure a sonné pour que Marina Clinton, Miss Nancy 2007 passe sa charge à l'ambassadrice de la ville pour l'année 2008. Elle remettra la nouvelle écharpe à la nouvelle reine de la ville que le jury , coprésidé par Anne Sophie  maire, déléguée par le maire de Nancy André Rossinot, et Eric Pensalfini, qui vient de prendre la tête de Saint MAX.

    La salle, chauffée par un public tres bruyant et motivé, réveille pour ses jeunes filles un sentiment de trac certain que la salle ne perçoit pas encore.

    Le défilé peut alors commencé. La différence se joue sur la prstance de ces jeuns femmes qui se profilent sur le podium dans des tenues estivales, affichent un sourire qui se détendrau au gré de leurs apparitions programmées pour les montrer toutes ensemble ou scindée en deux groupes pour mieux appréceier leur aisance dans l'exécution d'un tango, sans cavalier, mais une petite robe robe rouge légère. Il en sera de meme un peu plus tard pour la rumba dansée avec un petit haut et un pantalon blanc bouffant.

     

    Une sélection de miss ne se conçoit pas sans prendre le temps de ménager le suspens en intercalant des attractions, en l'occurrence un magicien et son assistante qu'il fait surgir d'une cage habillée de motifs panthère avant qu'elle ne l'enferme à son tour dans une grosse caisse dont il sort tout seul malgré ses chaînes. Normal c'est lui le plus fort.

    La tradition d'une élection de Miss réclame un passage en maillot de bain. Là aussi, Nancy colle à la règle et respecte également celle du passage, le plus habillé, en robe de soirée pour faire danser les candidates aux bras de pompiers. Pas ceux avec lesquels elles ont posé pour le calendrier dont les bénéfices ont été versés aux oeuvres sociales des pompiers, mais des cadets en cours de formation au quartier Kléber à Essey-les-Nancy.

    Malgré les petits clilns d'oeil et les petits sourires échangés entre elles, durant les  changements de tableaux, les miss concouraient toutes pour le titre.

    Le site http://www.miss-nancy.com/ qui a été créé pour l'occasion a permis à plus de 5000 personnes de voter et d'élire Anais LHOSTE Miss WEB NANCY 2008, un tres beau titre remporté par la benjamine de ces prétendantes au titre. A 16 ans cette jeune fille laisse prévoir un avenir prometteur. Notons au passage qu'elle montra sur le podium puisqu'elle obtiendra le titre de 2e dauphine de Miss Nancy, et nous la félicitons.

    Le jury pourra se réunir et avec le vote du public présent dans la salle les résultats sont les suivants.

     

    MISS NANCY 2008 MARINE HUMBERT

    1ère DAUPHINE IDA OTMANI

    2e DAUPHINE     ANAIS LHOSTE  

     

    Un gros bisous tout particulier à toi ma puce Anais de la part de ta taty qui t'aime

     

     

    SUIVRE LE SOLEIL



     

    SUIVRE LE SOLEIL

     

    J’ai suivi le soleil
    Dans l’aube matinale
    Je l’ai suivi avec mes rêves
    Les yeux éblouis
    D’un plaisir sans pareil
    Devant ses couleurs automnales
    Dans le jour qui se lève
    Plein de gazouillis

    J’ai suivi le soleil
    Dans sa guerre cordiale
    Le jour et la nuit sans trêve
    Dans un grand défi
    Qui n’est que merveille
    Un lever du jour magistral
    Le cœur qui se soulève
    Pour lui dire oui

    J’ai suivi le soleil
    La lune n’était pas fière
    Je la quittais moi son élève
    Pour une autre vie
    Quelque chose d’irréel
    Dont on rêve et qu’on espère
    La quiétude qui s’élève
    Un calme infini

     

    FRANE

     

    JE MARCHE



     

     

    L'océan est si bleu, est-il heureux?
    Je marche sur le sable mouillé
    Les vagues viennent mourir à mes pieds
    caressant la plage désertée.
    Seule, dans ce silence
    de l'horizon à l'infini
    Se mélangent le bleu et le rose
    Je reste là et je pense...
    J'aimerais disparaître dans ce tableau
    Me fondre dans l'eau salée
    Etre l'écume, dentelle de vaguelettes
    caressant les rochers ,
    Ecouter le chant des sirènes
    Porté par la douceur du vent
    Vers quelques lendemains,
    Vers quelques chemins ....
    parfumés de cet air marin
    qui laisse à la peau un goût salé .

    FRANE

     

    J AI VU



     



     

     

     

    J AI VU

     

    J'ai vu le soleil déprimer, Et la lune rire de joie.

    J'ai vu les étoiles danser, Sur leur écrin de soie.

    J'ai vu le ciel se fâcher, Et les nuages s'enfuir.

    J'ai vu le vent souffler Sur les voiles des navires.

    J'ai vu des oiseaux chanter Et des fleurs se flétrir. Image Hosted by ImageShack.us

     

    J'ai vu la mer se marier À des sirènes au doux sourire.

    J'ai vu des tempêtes hurler Et déchiqueter des rochers.

     J'ai vu des orages Et des bateaux faire naufrage.

    J'ai vu naître des enfants Et mourir des vieillards

    J'ai vu pleurer des géants Et s'assombrir bien des regards.

    Image Hosted by ImageShack.us 

    Je suis si lasse parfois D'avoir vu autant de choses

    Que même si je n'en ai pas le droit J'aimerais faire une pause !

    Et m'endormir sans bruit. Mais mon temps est précieux !

    Alors pour moi aucun répit, Je suis le souffle de Dieu,

    Vous l'avez compris ? JE SUIS LA VIE

     

    FRANE

    LES OISEAUX DEGUISES



     


    LES OISEAUX DÉGUISÉS

    Tous ceux qui parlent des merveilles
    Leurs fables cachent des sanglots
    Et les couleurs de leur oreille
    Toujours à des plaintes pareilles
    Donnent leurs larmes pour de l'eau

    Le peintre assis devant sa toile
    A-t-il jamais peint ce qu'il voit
    Ce qu'il voit son histoire voile
    Et ses ténèbres sont étoiles
    Comme chanter change la voix

    Ses secrets partout qu'il expose
    Ce sont des oiseaux déguisés
    Son regard embellit les choses
    Et les gens prennent pour des roses
    La douleur dont il est brisé

    Ma vie au loin mon étrangère
    Ce que je fus je l'ai quitté
    Et les teintes d'aimer changèrent
    Comme roussit dans les fougères
    æLe songe d'une nuit d'été


    Automne automne long automne
    Comme le cri du vitrier
    De rue en rue et je chantonne
    Un air dont lentement s'étonne
    Celui qui ne sait plus prier

     

    Louis Aragon (1897-1982)

     

    REVER



     

     

     
    Rêver, c'est oublier la réalité
    En se donnant un moment de liberté.
    Rêver, c'est dire non à l'impossible
    Mais aussi atteindre ce qui est inaccessible
    Rêver, c'est s'inventer des roses
    Quand dans la vie il n'y a pas grand chose
    Rêver ,c'est se promener dans son jardin secret
    Aussi sereinement qu'un roitelet.
    Rêver, c'est se créer un moment à soi
    Illuminé par un soleil de joie.
    Rêver, c'est toucher la beauté
    Mais aussi émouvoir sa sensibilité.
    Rêver, c'est broder un poème,
    Avec la joie d'un JE T'AIME
    Sur le ciel de son coeur
    Pour le donner à toutes les douleurs.
    Rêver, c'est savoir se mentir
    Et transfigurer la souffrance en plaisir.
    Rêver, c'est pénétrer dans un autre univers
    Ou l'on ne voit ni la tristesse ni l'enfer...

    FRANE

     

     

    LES FEMMES DE L OMBRE



    UN FILM A VOIR 

     

    Date de sortie : 05 Mars 2008   

    Engagée dans la Résistance française, Louise s'enfuit à Londres après l'assassinat de son mari. Elle est recrutée par le SOE, un service secret de renseignement et de sabotage piloté par Churchill.
    Dans l'urgence, on lui confie sa première mission, l'exfiltration d'un agent britannique tombé aux mains des allemands alors qu'il préparait le débarquement sur les plages normandes. L'homme n'a pas encore parlé mais le temps presse. Louise doit d'abord constituer un commando de femmes spécialement choisies pour les besoins de l'opération. Pour le recrutement, tous les moyens sont bons : mensonges, chantage, remises de peine. Elle engage Suzy, danseuse de cabaret qui excelle dans l'art de séduire les hommes ; puis Gaëlle, chimiste, spécialiste en explosifs ; enfin, Jeanne, prostituée, capable d'assassiner de sang froid.
    Parachutée en Normandie, elles sont rejointes par Maria, juive italienne, opérateur radio et dernière pièce du dispositif.
    La mission commence bien mais se complique très vite. Contraintes de retourner à Paris, le SOE leur fixe un nouvel objectif, presque suicidaire : éliminer l'une des pièces maîtresses du contre-espionnage nazi, le colonel Heindrich. L'homme en sait déjà trop sur les préparatifs du débarquement.
    Cinq femmes, loin d'être des héroïnes, mais qui vont le devenir....

     

     

    QUELQUES IMAGES DU FILM

     

      

     

    Note d'intention du réalisateur

     

    D'abord il y a eu cet article que j'ai lu, un matin, à Londres, dans le Times, alors que je travaillais sur la post-production d'Arsène Lupin.

    C'était une pleine page consacrée à Lise Villameur, résistante française ayant opéré pour les réseaux du SOE, services secrets créés par Winston Churchill, pendant la Seconde Guerre Mondiale. Elle venait de s'éteindre à l'âge de 98 ans. Elle avait été une véritable héroïne et l'Angleterre lui rendait hommage.

    Intrigué par l'histoire de cette femme, j'ai entamé des recherches, aidé par l'historien Olivier Wieviorka et j'ai découvert que d'autres femmes avaient travaillé pour le SOE. Elles appartenaient à la « French Section » constituée d'une cinquantaine d'agents français, formés en Angleterre, avant d'opérer en France pour le compte des Alliés.

    Avec ce réseau, le cliché cinématographique de la femme résistante, à vélo, qui passait des grenades dans son panier de provisions faisait place à une image de résistante, bien plus impressionnante, celle de femmes ayant mené exactement le même type d'actions que les hommes.

    Ainsi est née l'envie de réaliser Les femmes de l'ombre comme un polar dans lequel des personnages féminins se révéleraient véritablement dans l'action. J'ai écrit le scénario avec Laurent Vachaud et mon immersion dans cette période de l'histoire m'a dévoilé deux valeurs importantes : le patriotisme et l'héroïsme.

     

     

    Je veux dire aussi que parmi ces gens qui ont résisté, il y a eu beaucoup de jeunes qui n'ont pas hésité à mettre leur vie en péril alors qu'ils avaient la vie devant eux et ça, c'est d'une grande intensité dramatique !

    Toutes ces notions peuvent paraître surréalistes, aujourd'hui, aux gens de ma génération ou à celle de mes enfants. Pour la majorité d'entre nous, l'acte patriotique par excellence, c'est voter ou payer ses impôts ! Il aura fallu que j'effectue ce travail d'écriture pour mieux comprendre ce que me racontait mon grand-père.

    Pour finir, je veux faire un film de femmes, car leur mystère m'inspire définitivement dans mon travail de réalisateur. J'ai envie de rendre hommage à ces femmes qui ont fait preuve d'un courage exceptionnel et qui, à ma connaissance, ont reçu moins d'honneurs après guerre que les hommes.

    Ainsi est née l'envie de réaliser Les femmes de l'ombre comme un polar dans lequel des personnages féminins se révéleraient véritablement dans l'action. J'ai écrit le scénario avec Laurent Vachaud et mon immersion dans cette période de l'histoire m'a dévoilé deux valeurs importantes : le patriotisme et l'héroïsme.


    On oublie parfois que les gens qui se sont battus contre les occupants, durant la Seconde Guerre Mondiale, étaient les enfants ou les petits-enfants de ceux qui, 25 ans plus tôt, avaient défendu leur pays, patrie des Droits de l'Homme, mais aussi leurs libertés. C'était un idéal très fort et la mémoire était encore tellement vive, qu'il n'était pas question de se laisser faire !

    Je veux dire aussi que parmi ces gens qui ont résisté, il y a eu beaucoup de jeunes qui n'ont pas hésité à mettre leur vie en péril alors qu'ils avaient la vie devant eux et ça, c'est d'une grande intensité dramatique !

    Toutes ces notions peuvent paraître surréalistes, aujourd'hui, aux gens de ma génération ou à celle de mes enfants. Pour la majorité d'entre nous, l'acte patriotique par excellence, c'est voter ou payer ses impôts ! Il aura fallu que j'effectue ce travail d'écriture pour mieux comprendre ce que me racontait mon grand-père.

    Pour finir, je veux faire un film de femmes, car leur mystère m'inspire définitivement dans mon travail de réalisateur. J'ai envie de rendre hommage à ces femmes qui ont fait preuve d'un courage exceptionnel et qui, à ma connaissance, ont reçu moins d'honneurs après guerre que les hommes.

     

     

    Le contexte historique du film


    Le film se déroule au printemps 1944, à la veille du débarquement. La décision du débarquement a été prise lors de la Conférence de Téhéran (28 novembre – 1er décembre 1943) et sa mise en place technique a commencé en janvier 1944, ce qui a laissé très peu de temps aux Alliés pour se préparer. Du côté allemand, l'idée que les Alliés vont débarquer en Europe du Nord Ouest ne fait aucun doute.

     

    Hitler, lui-même, pressent l'imminence du débarquement dès novembre 1943 et demande qu'on intensifie les travaux de fortification sur les côtes du Pas-de-Calais et de la Normandie, présageant que la France serait le théâtre des futures opérations.



    La résistance en 1944


    En 1944, il existe deux grandes structures : le BCRA et le SOE. Le BCRA (Bureau Central de Renseignement et d'Action) est une structure française dirigée par le capitaine André Dewavrin, futur colonel Passy, qui installe et dirige un certain nombre de réseaux en France, qui vont travailler pour le compte du Général de Gaulle. A l'époque, de Gaulle n'a rien à vendre aux Alliés : ni marine, ni hommes, ni aviation, il décide alors de leur fournir des renseignements.

    De Gaulle et Passy vont s'employer à contrôler l'ensemble de la filière de renseignements, d'évasions des prisonniers, d'espionnage et de sabotage. Cependant, le gouvernement britannique refuse que les renseignements français soient sous le seul contrôle du Général de Gaulle. Les Britanniques créent donc leur propre structure : le SOE (Special Operations Executive).

    Cet organisme, très présent dans le film, était destiné à mettre le feu à l'Europe (sic Churchill), notamment à envoyer des saboteurs pour des missions très spéciales. Au sein du SOE, deux sections géraient la France, l'une collaborant avec le BCRA – celle qui apparaît dans le film - l'autre pas.

    Les femmes de la résistance moins reconnues que les hommes

     
    En 1944, pour l'opinion publique, mais aussi pour la loi, un résistant était un soldat par défaut, quelqu'un qui combattait comme un soldat, bien que n'ayant pas d'uniforme et n'appartenant à aucune unité régulièrement constituée.

    La résistance s'apparentait donc à un phénomène militaire au sein duquel les femmes n'avaient pas leur place parce que c'était un univers masculin. Pourtant, le SOE et le BCRA ont compté sur la participation des femmes. Elles étaient minoritaires dans les services spéciaux et dans les branches action, mais certaines ont toutefois réellement accompli des missions de sabotage et de renseignement sur le terrain.


    Néanmoins, la guerre finie, le général de Gaulle n'a accordé que peu d'importance aux femmes : parmi plus d'un millier de Croix de la Libération décernées seulement six femmes ont été distinguées (parmi elles Berty Albrecht). C'est cette vision un peu machiste de la résistance qui a exclu les femmes. Jean-Paul Salomé, avec son film, a souhaité leur redonner leur place.



    Qui étaient ces femmes de la résistance


    La plupart des résistantes étaient des femmes de milieux aisés, déjà émancipées avant la guerre. Elles avaient un travail qu'elles avaient choisi ; il n'était pas considéré comme obscène d'être assistante sociale, institutrice ou encore infirmière. Par exemple, Jane Sivadon, grande résistante, dirigeait une école d'infirmières et Lucie Aubrac était enseignante. Le fait que ces femmes aient suivi des études signifiait qu'elles s'étaient élevées contre leurs parents car le milieu étudiant pouvait être mixte et il n'était donc pas bien vu de le fréquenter.

    Enfin, elles participaient souvent à des mouvements de jeunesse, engagement également considéré comme dangereux puisqu'il impliquait que l'éducation ne soit plus exclusivement donnée par le milieu familial.


    En résumé, les résistantes étaient des femmes décidées et autonomes, à l'esprit suffisamment indépendant pour larguer les amarres et partir en Grande-Bretagne. Mais cet esprit frondeur a également existé dans des milieux plus modestes, comme le milieu communiste. Certaines femmes dans la résistance intérieure ont oeuvré au Front populaire ou encore à l'Union des Femmes Françaises mais elles ne sont pas allées jusqu'en Grande-Bretagne. D'un point de vue culturel, il était plus complexe, pour ces femmes de milieux populaires, d'imaginer partir dans un pays dont elles ne connaissaient pas la langue

     

     

    Entretien avec le réalisateur Jean-Paul Salomé

     

    Au départ, il y a l'histoire vraie d'une femme, mais vous avez choisi de raconter l'aventure d'un groupe de femmes, pourquoi ?
    Tracer le portrait d'une femme avec des seconds rôles autour ne m'intéressait pas parce qu'au-delà de traiter l'héroïsme au féminin, je voulais décrire l'entraide qui a existé, chez les femmes, dans ce contexte violent. Un groupe de personnages permet de montrer plusieurs facettes de la guerre, différentes réactions, à une même situation. C'est pour ces raisons qu'avec Laurent Vachaud, le co-scénariste du film, nous avons constitué un groupe.

    Mais il y avait un risque à cela, car nous sommes dans un film d'action où l'intrigue doit progresser en permanence. Je me suis souvent demandé si le rythme de l'action permettrait de créer de vrais rapports entre tous ces personnages féminins. Je crois qu'on a réussi grâce au travail des comédiennes et à leurs fortes personnalités. Elles ont su faire exister leur personnage dans le groupe.

    De nombreux films ont déjà traité de la Seconde Guerre Mondiale, quelle était votre envie personnelle ?
    Mon idée était d'avoir une structure de polar, sous l'Occupation, avec des femmes. Je voulais que les caractères se révèlent dans l'action. Par ailleurs, ce genre m'a permis de montrer des personnages plus ambigus, chez les nazis comme chez les résistants. Rien n'est jamais noir ou blanc, dans la vie. On n'était pas résistant à chaque instant de la journée, ni nazi et tortionnaire du matin au soir. Il y avait toujours des moments où ces gens vivaient autrement.


     


    Aujourd'hui enfin, le cinéma peut montrer des personnages plus nuancés car le temps a passé. Mais ce sont des périodes historiques où l'ambiguïté atteignait des sommets !

    Et puis, j'avais vraiment envie de rendre hommage aux femmes de la résistance, car celles qui ont eu la chance de survivre n'ont pas eu des vies simples, après la libération. Nombre d'entre elles ont eu du mal à retrouver une place, car aux yeux des hommes, elles sont passées pour de drôles de femmes. Elles avaient une certaine indépendance, n'avaient pas froid aux yeux, et on se demandait jusqu'où elles étaient allées. Leur héroïsme ne les a pas aidées dans leur vie de femme.

     

     

    JE SUIS STONE



     

     

    J'ai la tête qui éclate
    Je voudrais seulement dormir
    M'étendre sur l'asphalte
    Et me laisser mourir

    Stone
    Le monde est stone
    Je cherche le soleil
    Au milieu de la nuit

    Je sais pas si c'est la terre
    Qui tourne à l'envers
    Ou bien si c'est moi
    Qui me fais du cinéma
    Qui me fais mon cinéma

    Je cherche le soleil
    Au milieu de ma nuit

    Stone
    Le monde est stone

    J'ai plus envie de me battre
    J'ai plus envie de courir
    Comme tous ces automates
    Qui bâtissent des empires
    Que le vent peut détruire
    Comme des châteaux de cartes

    Stone
    Le monde est stone

    Laissez-moi me débattre
    Venez pas me secourir
    Venez plutôt m'abattre
    Pour m'empêcher de souffrir
    J'ai la tête qui éclate
    Je voudrais seulement dormir
    M'étendre sur l'asphalte
    Et me laisser mourir
    Et me laisser mourir

     

    MICHEL BERGER

    LUC PLAMANDON

     

    ASPHYXIE



     

    ASPHYXIE

     

    O femmes ! amante, maitresse
    Ces graines d’où s’élève un miasme
    Sur lesquelles tu te jettes
    Comme un oiseau affamé
    Ne suffiront jamais
    Pour apaiser ta faim d’aimer

    Femme solitaire, à la nuit tombée
    Tu retournes à tes cauchemars
    Tu pleures, tu maudis ton amant
    Enviant l’autre, blottie dans ses bras

    Femme, abandonnée
    Ton triste sort tu savais déjà !
    Tes pleurs te seront maudits
    Sans honte, sans pudeur tu affiches
    Tes cruelles blessures à tout venant
    A la recherche du baume magique
    Pour apaiser ta douleur

    Femme, libère-toi, redresse l’échine
    Regarde au loin, un jour nouveau se lève
    Eloigne-toi avant que d’être…..
    asphyxiée

    FRANE

     

     

    ma nuit


     

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    O nuit douce, envoûtante et chaleureuse
    Enveloppe-moi dans ton velouteux manteau
    Transporte-moi dans des effluves doucereuses
    Que je découvre les lieux les plus beaux

    Ta pénombre silencieuse et mystérieuse
    Nous entraine à rêver, et nous fait gamberger
    Je suis sur un nuage, et la lune charmeuse
    Me berce des chansons d'une époque passée

    Je vois ce figuier aux fruits prêts à tomber
    Que sur la pointe des pieds je parviens à cueillir
    Je bois à la fraîche source pour me désaltérer
    Je cours sur les allées pour ma fougue assouvir

    Je sens les mimosas aux senteurs enivrantes
    Aux pompons jaune d'or tendrement chatoyants
    Parfum qui réveille des souvenirs qui m'enchantent
    Des temps de mon enfance, des temps insouciants

    O nuit, tu me quittes déjà, emportant mes soupirs
    Je vois le soleil au loin, qui vient juste de surgir
    Le voyage a été court, pourrais-je revenir ?
    J'ai oublié de fermer la porte de mes souvenirs

     

    FRANE