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Comme je voudrais mourir en Afrique, Au milieu de cette nature si belle, Comme je voudrais laisser mon corps, Au plaisir de cette nature si rebelle,
De mes dernières minutes de vie, Assis près de l’arbre universel, Entre la joie, la peine et l’envie, J’attendrai le baiser du repos éternel,  J’entends soudain s’élever un chant, Qui s’étend de la brousse à la savane, Et qui me raconte l’amour de ces enfants, Tiraillés entre la parole et la sarbacane,  Lorsque mon âme sera loin dans l’univers, Ma chaire servira de festin à la beauté, De ce continent qui mariant le ciel et la terre, Restera à jamais le symbole de la liberté,
Et quand il ne restera que de la poussière, Là où j’ai choisi la mort et la délivrance, Recouvert d’un grand linceul de lumière, Je tisserai pour eux la rivière de l’espérance
FRANE
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